1.
Le Printemps de noir vêtu
Faisait — il est vrai — rire nos souliers
L’heure protesta et pour preuve elle apporta la boussole
La peur — celle qui n’existe pas —
Mais la peur existe-t-elle vraiment?
Les deux épées se croisèrent
Mais le ciel — pour ainsi dire — resta banal
Parce que la paix elle aussi a serré les dents
Aucune angoisse même celle qui noue le ventre
N’est ici une excuse solide
La paix j’aime mieux dire la guerre
Parce que j’ai déclaré la guerre une rime à la main
La terre étant le ciel par essence
Mais le siècle — celui qui s’étend à perte de vue —
A refusé le duel et a pris son chapeau
Nous disséquerons la rime jusqu’à sa dernière conséquence
Qu’importe si le prix du sel nous revient pieds nus
2.
La page
Le raisonnement musculaire agressif
Qu’on dit savant
Par lequel le chat ne comprit pas pourquoi
Les étoiles par un jour se sont évadées
Je soupais pourtant de clair de lune
L’horizon ayant mastiqué ses vœux
La fortune tenait maintenant son maître par le collet
Que pouvais-je
Garde sous la chancellerie de Bismarck
Sinon appeler monstre la premier homme
Qu’on attendait
Non! j’étais un bateau et l’ivresse m’attendait
Quelque part où j’étais pas née